GLORIA (Souvenir lointain d’un jour d’été, 1août / 1er octobre)

 

C’est tout excité que Cuco s’est rendu à la FestiGay de Gourin. Son entrée avait des allures de western, puisqu’il fallait remonter une longue rue déjà quelque peu désertée, pleine de confitis. Le défilé venait d’avoir lieu, le ciel était bleu et la chaleur intense. Très vite il se retrouva sur la place unique de la ville où quelques chars stationnaient entourés d’une foule en liesse, de stands associatifs, de buvettes et de bars à frite. Sans doute il faut aller à Gourin une fois dans sa vie pour éprouver l’émotion de ce que peut être une vraie subversion accomplie. La pride de Gourin clôt les événements Lgbtqi de l’année et on peut considérer cet événement comme un sommet ou une acmée, puisqu’il crée la rencontre de la culture rurale et transgenre. Les chars sont tirés par des tracteurs, les habitants de la petite ville, toutes générations confondues, se pressent autour des animations, des créatures ou autres manifestants avec la mine réjouie, et nulle part ailleurs on ne peut voir un tel mélange. A aucun moment Cuco ne s’est senti agressé ou jugé, au contraire, il était partout accueilli à bras ouvert que ce soit par les participants les plus actifs qui se donnaient sur le char principal, ou par les inconnues qu’il a croisés, il n’a eu que de très joyeux et doux contacts. A commencer par les enfants. Cuco a toujours de merveilleux liens avec les enfants. Deux petites filles l’ont suivi, l’une était un ange avec des ailes, l’autre un ange sans ailes.

Cuco s’est promené dans le village, a dansé avec des garçons et des femmes masqués qui voulaient lui montrer à quel point ils étaient complices.

Puis les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence sont arrivées et ont entamé un Gloria que Cuco a entamé à son tour, oui Gloire à cette journée de fête !

Après nous avons tous dansé comme des fous sous un ciel bleu électrique.

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Un petit film de cette journée suivra bientôt….

Sur la place centrale de Gourin, il y a une statue de la liberté, et ce jour là sa blancheur resplendissait jusqu’à faire battre nos coeurs. Cuco est parti ennivré, avant d’être entraîné au Starman, the place to be des noctambules.

Publié par cucoandcuca

Transgendered and queer activist /Hacker transgender, performer, détourneur(e) des codes, j'interviens dans les espaces publics les Musées et les dancefloors

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