Wild Intrusion

Dans cette vidéo d’un amateur inconnu trouvée sur YouTube, le constat d’un petit piratage, ou intrusion réussie; à condition de regarder plutôt vers les spectateurs que vers la scène en premier plan. Le cabaret était sauvage avec Bonaparte, Tobias Jundt, Mad Kate… Cuco et Mila.

Un indice, Who took the Pill, 1.14/1.24, ou, début de Too Much, 2.04/2.24, Mila, torse nu, porte un collier et danse en levant les bras

Cuco attendait dans le soleil sur l’escalier de la péniche quand il l’a vue arriver marchant sur les quais le long des berges.

Cuco et Mila sont allés boire un verre dehors, sur la terrasse artificielle du Cabaret Sauvage, il y avait des gens sur des transats, une moquette couleur gazon, des nuages couraient dans le ciel, et dans l’air, comme un parfum d’underground, le pendant alternatif de Paris Plage.

Dans le cabaret, ils se sont assis sur le plancher de la belle scène circulaire vide. Mila voulait que Cuco lui écrive au crayon rouge sur la peau Kiss me Mad Kate. Cuco a découvert avec elle ce que c’était qu’être une groupie et surtout cette façon ingénue de l’assumer. Mais comme ils parlaient, le concert a commencé, alors c’était trop tard. Du coup, c’est bête, Mad Kate n’a pas osé l’embrasser. Mais Mila s’est rattrappée en lui donnant une belle tape sur le cul quand elle passait devant nous à 4 pattes.

Cuco a aimé être tout près et voir les visages, les masques et les costumes se transformer, c’étaient parfois d’étranges tête à tête. L’atmosphère est devenue peu à peu complètement déjantée, avec des performeuse(r)s déchainé(e)s, l’énergie scénique très rock et burlesque, n’était pas loin de celle de la Fura del Baus, des Béruriers noirs ou des Pussy Riot, avec l’humour et le sens de l’absurde en plus

/ une petite pensée amie puisqu’on vient d’apprendre qu’elles vont passer 3 mois de plus en prison. https://cucoandcuca.wordpress.com/2012/04/06/pussy-riot-hommage-aux-berurieres-rouges-2/

Cuco s’est senti vraiment chez lui dans ce théâtre punk.  Epuisées, empailletées, couvertes de champagne et de confettis, Cuco et Mila sont sorties du Cabaret Sauvage. Sur leur passage, Cuco a entendu Spider Man ! Il était heureux parce que souvent, c’est plutôt La piel que habito, le film qu’il n’aime pas.

Cuco n’a pas répondu au garçon qui demandait s’il s’était habillé comme ça pour venir voir Bonaparte ou s’il était toujours comme ça. Cuco a dit non au garçon qui a demandé s’il pouvait l’embrasser sur la bouche. Par contre, il a bien voulu être pris en photo avec eux et eux ont pris une photo de Cuco et Mila.

Et puis aujourd’hui 20 octobre, en souvenir, Cuco reçoit une jolie photo de Mila

Nos nuits sont plus belles que vos jours

L’autre nuit, Cuco s’est rendu à l’inauguration du numéro 1 de la revue MKR car il avait lu cette présentation : « Androginisme, transexualité, dualité de l’homme, tout ces aspects de la vie fascinent et enchantent le monde. Après un premier numéro test affirmant l’univers du magazine, on ouvre pour le véritable premier opus de nouvelles perspectives sur la complexité des genres. YX, chromosomes sexuels prédéfinies par l’Humanité, pourtant des cas précis démontent la thèse universelle». 

Voilà de quoi alimenter mes inspirations de pandrogyne s’est dit Cuco en enfourchant son vélo sous la pluie pour se rendre au 1979 où avait lieu ladite soirée.

Cuco a eu des problèmes à l’entrée. Le videur s’est énervé contre une autre personne en disant que ce n’était pas possible de laisser entrer comme ça une personne masquée.

En bas, il y a eu un 2ème barrage, Cuco a été obligé de laisser son manteau parce qu’il était trop long et trop grand. Cuco ne trouvait plus sa monnaie quand la charmante Sally Zemour a surgi. Très distinguée, elle a joué les chevalières servantes en proposant à Cuco de lui payer le vestiaire s’il ne trouvait pas sa monnaie.

Cuco a retrouvé l’incontournable Anne Claire Gallet qui mixait et qui, en guise de bienvenu, lui a offert un peu de son verre, c’était apparemment le nouvel alcool lancé pour l’occasion.

Plus tard elle a même pris la peine de faire quelques présentations. C’était vraiment cool et doux d’être accueilli comme ça.

Dans cette atmosphère tranquille, les gens dansaient en cultivant le genre non danse, à la mode dans la danse contemporaine depuis les années 90 : économie de mouvements, culture de la sous expression, qui implique de ne surtout pas se lancer dans la dépense, trop has been, voire même vulgaire. Nous sommes loin des années 80. Aujourd’hui, l’élégance semble devoir rimer forcément avec nonchalance.

Cuco a aimé cette soirée doucement festive, légèrement cold, la note vestimentaire dominante était d’ailleurs d’un style monacal. Certains garçons arboraient des tenues ressemblant un peu aux coules de moines, ou à leurs tuniques avec scapulaire.

Cuco Cuca, bien que shemale de latex, aime ce stylisme d’inspiration monacale, aux vêtements dépouillés et souples qui enveloppent et cachent les formes du corps. C’est une manifestation vestimentaire du trouble dans le genre qui va jusqu’à incorporer l’habit du moine.

Romain Kremmer avait déjà exploré un peu cette dimension en 2005/2006, mais avec une approche plus baroque et futuriste, et moins austère.

Cuco s’est promené, non loin du fumoir, dans le petit salon aux canapés poilus, l’atmosphère était plutôt douillette. Des garçons étaient allongés sur des banquettes, et comme le poste de télévision était allumé et qu’il y avait une chaise vide, Cuco s’est assis pour regarder le film. La bande son, c’était la fin du mix de Anne-Claire Gallet, qui oeuvrait toujours là-bas, sur le petit dancefloor avec ronds jaunes. Le film en question n’était en fait qu’un simulacre, une image fixe, avec une inscription : Nos nuits sont plus belles que vos jours.

Cuco a eu l’impression de regarder son image mentale, ou bien une proposition.

Cuco est resté là longtemps.

Cuco a commencé un remake du spectateur de Sleep d’Andy Wahrol qui dure 6H.

Andy Wahrol disait ce qu’il y a de bien avec mes films c’est que l’on peut s’absenter, aller aux toilettes, manger, revenir les voir.

Et comme Léa le fait cadeau à Cuco d’une jolie photo, Cuco en fait aussi cadeau…

Un joli garçon allongé en face de lui, en tenue noir et blanc, affichant le même style érémitique caractéristique de cette soirée Trans-Pd-Gouines-Moines lui a souri et l’a sorti de ce jeu de rôle qui risquait d’être vraiment très soporifique.

Cuco a alors pensé à l’année révolutionnaire, à NYC, au rock et au Punk

1979

1979 lancement du premier walkman

1979 lancement de la première Fusée Ariane dans l’espace

1979 lancement en France de la revue Gay Pied, remplacé après sa disparition par Têtu

1979 Paix entre l’Egypte et Israël

1979 Renversement de Pol Pot au Cambodge, on découvre qu’il a causé 2 millions de morts

1979 Don’t stop until you get enough de Mickael Jackson

1979 Apocalypse Now de Francis Ford Coppola

1979 Tragedy des Bee Gees début du disco

1979 Hair de Milos Forman

1979 Mort de Sid Vicious le bassiste des Sex Pistol

1979 Mort de Jean Renoir

1979 Mort de Joseph Kessel

1979 Assassinat de Jacques Mesrines à la Porte de Clignancourt

1979 Unknow pleasure, 1er album de Joy Division

1979 Through out the door de Led Zeppelin

1979 Walls de Pink Floyd

1979 Waves de Patti Smith

Cuco aurait vraiment bien aimé vivre en 1979 mais il préfère quand même vivre au XXIème siècle, dans l’ère post-queer, c’est excitant les débuts

Cuco a déambulé un peu et quand il est revenu sur le dancefloor, commençait le mix de Chärly-Nelly Adäm

Cuco a bien aimé l’approche du Rédacteur en chef Erik Raynal, et la générosité du concept, avec le tout en ligne. / mkr.html. / And last but not least, Cuco a aimé découvrir, toujours en ligne, le Mixtape MKR de Lucie De Keyser

dancer in the rain II

Episode II  

First Flash Cocotte

Oui ça faisait longtemps qu’on disait à Cuco d’aller à la flash Cocotte.En déambulant dans l’Espace Cardin, Cuco a croisé Numéro 6 qui l’a accueilli et lui a rappelé qu’ils s’étaient déjà vus à la Corps Vs Machine et aussi au sous-sol du Raymond Bar. Oui c’était début mars, Cuco était venu voir Léonie Pernet pour parler d’un rêve qu’elle avait fait. Plus tard dans la nuit, Numéro 6 a réalisé un très beau set, tenant les gens jusqu’à l’aube, bien que ce qui fasse tenir les gens jusque l’aube dans les soirées soit souvent plus chimique qu’alchimique, ici, il y avait assurément un mélange.

Cuco était heureux de retrouver Jasmin De Nimbocatin  / le roitelet de Moonlight / et la bande de filles de la veille. Jasmin est depuis toujours le protecteur de Cuco. C’est comme ça depuis le premier jour, depuis qu’ils ont pris le métro ensemble pour l’after du 1er janvier 2012.

Cuco a découvert une petite tribu queer, joyeuse et déjantée, dans laquelle il s’est senti heureux, et parfaitement à sa place

La piel que habitode Almodovar. Cuco a entendu ça 1000 fois. Mais Cuco n’aime pas ce film, il préfère Spider Man.

Cuco a aimé la liberté et l’érotisation généralisée de la soirée, sur le fil, entre exhibitionnisme et voyeurisme, assumés et joueurs

Cuco a retrouvé le très élégant Joseph Ecorchard-Le Cerf  et son acolyte (pardon, ne me souviens plus de votre prénom seulement de vos boucles ) avec lesquels il a avait dansé la veille, ils ont dansé tous trois dans le hall du bar et c’était chaud

Cuco a rencontré un être merveilleux, avec lequel il a aimé se promener. Une belle entente est née de suite, ils ont d’ailleurs échangé un long baiser, immortalisé par Yvette Neliaz à la 51ème seconde de son film, ce que Cuco a découvert tout à l’heure.

Et puis aujourd’hui, 13 juillet, est arrivée la photo, cet être délicieux, c’est Clément Giraud

Flash Cocotte

Cuco a croisé Sally qui l’a prévenu d’emblée qu’elle allait lui sortir des phrases mémorables. Cuco tu es un mystère pour moi. Voilà la phrase mémorable de Sally, la seule que Cuco ait retenu. Comme toujours, c’est entre eux deux une rencontre marquante, mais cette fois dans un sens littéral, car SZ n’a cessé de l’embrasser ou de vouloir l’embrasser.

Le premier baiser était élégant, car Sally l’a embrassé sur la tête obligeant Cuco a se baisser doucement et à plonger le regard dans son décolleté plongeant. A la fin de la soirée, quelqu’un a dit à Cuco qu’il saignait. Devant le miroir dans les toilettes, Cuco a découvert qu’en guise de saignement de nez, il avait des traces énormes de rouge à lèvre de S autour de la bouche, du nez, mais aussi sur la tête. Sally ça ne se passera plus comme ça, Cuco ne veut pas être le héros d’un remake grotesque de film gore.

Cuco a déambulé toute la soirée, et dansé avec des garçons homosexuels qui voulaient parfois le prendre en photo et qu’il décevait quand ils découvraient qu’il avait des seins. Heureusement ça ne se passait pas comme ça avec les garçons queer et pas Trop Gays qui ont dépassé, ou transfiguré, la fameuse question du genre.

Cuco a littéralement étouffé sous les assauts répétés et excessifs d’une femme qui voulait non seulement l’embrasser mais le serrer dans ses bras. Elle lui a crié : Je suis lesbienne, je ne sais pas si ça te dérange ?

Cuco a évité de répondre à la question, c’était trop dangereux

On a beau être entré dans le post-queer, certains et certaines n’auront jamais rien entendu au queer et n’y entendront jamais rien.

Oui la Flash Cocotte c’est érotique et fantastique.

Le triomphe virevoltant des apparences et du simulacre, ou la décadence chic et branchée. Certains n’y verraient que le triomphe du nihilisme, Cuco y voit surtout l’esprit du jeu ressuscité.

Et puis il y avait cette grande pluie
Cuco was the dancer in the rain

dancer in the rain I

Ce week-end était pluvieux et d’un genre étrange, pour éviter de dire trans-genre, et aussi de dire queer puisqu’on est entré en ère post queer paraît-il. C’est vrai que ça commence à dater cette affaire, mais en même temps on n’a pas grand-chose de mieux à se mettre sous la dent. En tous cas, la rencontre de conditions météorologiques et identitaires extraordinaires ont permis à Cuco de faire l’expérience joyeuse d’une nouvelle propriété : son imperméabilité.

Cuco était the dancer in the rainsur la terrasse de l’Espace Pierre Cardin, où de jolis êtres androgynes déambulaient et s’agglutinaient sous de rares parapluies.

Seul Cuco pouvait marcher librement sous cette pluie battante.

Et pour répondre à la question la plus courante, la plus brûlante, la plus soûlante, pour répondre à tous ceux et à toutes celles qui manquent définitivement d’imagination, oui, Cuco a chaud là-dessous. Cuco est une expérience de transmutation physique et mentale, alors toute cette pluie, ça faisait baisser la température du corps et c’était beau et bon de danser dessous et de fumer des cigarettes mouillées avec des inconnus.

Ce week-end, c’était sa 1ère Stéréotype et sa 1ère Flash Cocotte. Alors comme dans la chanson, Cuco a chanté sur sa bicyclette Toute première fois toutoute première fois, allez,  oui je ne résiste pas à cette petite revisation des années 80, avec Jeanne Mas et sa scénographie sapin de noël en cadeau..

Episode I / Stéréotype


Comme Cuco est apatride et qu’il n’a pas de maison, revenir chez Moune, retrouver le petit dancefloor damier et la minuscule salle aux miroirs, c’est toujours éprouver le sentiment réconfortant du chez soi. Ce 6 juillet, s’étaient réunis Guido, les Travlators, Parfait Horfunk, azf, and Crame, pour la première édition d’une nouveau rdv qui promet : Stéréotype.

Cuco a aimé retrouver et danser avec Hélène Salluste, Caroline De Bonton qui voulait partir mais qui est restée, Julia Tyrannia, Céline Caillault, azf. Mais aussi Crame, Oli Keine, Juliana Giardiano, Nue Elle Nahr Sade, Naila Guiguet, and last, but not least, rencontrer Joseph Ecorchard-Le Cerf et son charmant acolyte. Et puis aussi des inconnus très queer, comme ce garçon déchaîné se promenant presque nu, qu’il a revu à la Flash Cocotte.

Cuco a aimé le surgissement des Travlators, il y a dans leur présence une étrangeté à la fois stylisée et maladroite, où l’on oscille entre représentation et improvisation légèrement mal coordonnée, ce qui charme et sème le trouble

Cuco a aimé danser aux rythmes de Crame aux lunettes roses en forme de coeur et  sur l’interminable set de Parfait Horfunk qui avec son énergie a mis le feu au dancefloor. Cette 1ère stéréotype était Parfait(e).

Cuco a définitivement aimé faire partie de ce groupe de fille pogotant à l’aube. Quand il est sorti de ce sous-sol, il faisait déjà bien jour, Cuco étourdi s’est senti comme un animal sauvage quittant son terrier pour se risquer dehors.

Quand HS lui a demandé si il allait à la flash demain Cuco a compris à la plage demain alors sur le petit dancefloor damier, Hélène a dit un nom de plage de Concarneau que Cuco a oublié entretemps. Du coup, Cuco n’a pas dit que oui il allait à la Flash le lendemain, depuis le temps qu’on lui disait d’aller à la flash. Maintenant il comprend pourquoi….

Stéréotype 1, photo d'Hélène Salluste( Stéréotype; dans cette photographie d’Hélène Salluste, au 1er plan au centre, azf, quelques membres des Travlators à sa gauche, à sa droite, Guido Minisky, Crame, et au second plan, dans la salle aux miroirs, Cuco, dansant aux rythmes d’un set impeccable de Guido sur le petit dancefloor damier)

Cuco’s Rhata Yatra Krishna

Cuco a participé ce 1er juillet à la fête hindou de Ratha Yatra.

Cuco est entré dans la procession et a été vite gagné par la transe collective.

Cuco a dansé avec des garçons aux visages lumineux et maquillés.

Un garçon  revêtu pour la cérémonie d’une tunique et d’une écharpe orange, est venu le chercher.

A la Ratha Yatra, une centaine de personne tirent à la main un char de 12m, 2 chaînes humaines se forment et selon les consignes, orientent les mouvements du char.

Cuco a proposé de tirer le char et les hommes lui ont fait immédiatement une place parmi eux, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Tant de monde se pressait autour de la corde qu’il n’y avait pas beaucoup d’effort à fournir. Un homme l’a aidé à rester parmi eux parce que la pression humaine était violente. Quand il a été exclu par le mouvement de foule, ce même homme l’a rattrapé pour le remettre à sa place. Cuco avait une vraie place parmi eux, l’expérience semblait d’ailleurs consister moins à tirer le char qu’à diriger ensemble et inventer un mouvement commun.

Cuco a eu soudain dans les mains un papier proposant une inititiation aux mantras. Au milieu de ce brouhaha mystique, il a pensé à son petit mantra en loxoro. Cuxoro Coxoro, Cuxara Caxara, le mantra de Cuco Cuca

Cuco a croisé une femme radieuse qui lui souriait tout le temps, Cuco a tant aimé sa liberté, elle dansait dans les rues de Paris, avec des centaines d’autres, et leurs danses étaient une prière

Cuco a reçu une offrande d’une grande femme portant une longue robe blanche, c’était une des nombreuses bananes que le prêtre lançait du haut du char.

Cuco a regardé une vieille dame qui dansait à sa fenêtre du 5ème étage, aux rythmes du mantra de Krishna. Elle semblait transportée.

Cuco a mangé la banane et s’est demandé ensuite s’il avait bien fait de manger aussi vite cette offrande sacrée.

Cuco ne savait plus que faire de la peau de banane, n’osant pas la poser par terre de peur d’offenser les participants.

Quelqu’un a dit « la Gaypride c’était hier, regarde, il s’est trompé de défilé, il faut lui dire qu’il se trompe. »

Comme au Grand Palais, le 8 avril dernier, Cuco s’est fait suivre par deux jumeaux.

Cuco s’est fait aborder par une femme qui ne pouvait plus s’arrêter de poser des questions

Pourquoi tu t’habilles comme ça ? Est-ce que tu t’habilles toujours comme ça ? Tu n’as pas trop chaud là-dessous ? Tu ne portes rien dessous , si ? Est-ce que tu vas travailler comme ça ? Est-ce que tu ne caches pas une maladie de peau ?

Cuco s’est fait soudain entraîner par une femme en djellaba avec sa petite fille à la  robe rose qui le regardait intensément. Cuco se souvient du regard de cette petite fille, de leur regard, comme si toutes deux s’étaient reconnues. Cuco a été regardé par cette petite fille

Tu veux bien venir voir ma vieille maman malade ?

Cuco s’est retrouvé assis Boulevard Magenta à discuter avec Louisa, la mère, avec sa fille, et plein d’enfants qui se collaient à lui comme s’ils avaient trouvé d’évidence en lui un ami. Cuco leur a parlé des repas qui étaient servis gratuitement à la Fontaine des Innocents. Il y avait là deux jumelles. Cuco Cuca se demande ce qu’il a à voir avec les jumeaux et les jumelles. Cuco Cuca ?

La petite fille qui le suivait depuis le début lui a dit « Moi je ne suis pas une jumelle ». Non tu n’es pas une jumelle toi. Mais qui es-tu ?

En partant, Cuco s’est fait aborder par un petit garçon qui portait un sweet à capuche. Il voulait être pris en photo avec lui. Cuco lui a dit d’accord si tu mets ta capuche noire

Cuco a vécu un moment d’éblouissement et s’est senti accueilli et gagné instantanément par la ferveur qui illuminait les êtres autour de lui, comme si Cuco n’était qu’un espace vide, pouvant être traversé, infiniment

le bateau ivre

Bateau ivre

Cuco est descendu du taxi au milieu de la nuit sur le Pont de Tolbiac

Dans ce coin de la ville où le vieux Paris a disparu, de hautes tours s’érigent, donnant à la vieille ville des allures new-yorkaises

A l’entrée du Batofar où avait lieu la soirée CurryWurst, comme la fille de l’accueil n’avait plus de monnaie, Cuco a attendu et eu le temps de se rendre compte qu’à cette heure tardive, les gens étaient si défoncés qu’ils ne le voyaient même pas.

Cuco a aimé descendre les escaliers du bateau, découvrir les gens danser sur le dancefloor, et puis ressentir l’impression grisante d’une foule tanguant dans les cales.

Cuco s’est fait attraper de suite par la belle Sally qui l’a conduit sur scène où sévissaient encore les Smash Tv, avant de laisser la place à Alan Aaron. L’atmosphère était surchauffée, la sauvage SZ venait de danser presque nue, aux rythmes de Martin Werner Landsky, d’Axelle Lavaivre Roch et des Smash tv

Cuco s’est laissé entraîner dans le backstage, où il a découvert dans une petite pièce, attablée, une très sympathique assemblée franco-berlinoise aux allures de contrebandiers.  Comme dans un vieux rade portuaire, les gens serrés les uns contre les autres discutaient à bâton rompu.

Cuco a aimé danser avec la délicieuse Hélène Salluste et l’adorable Atef Abidi aux rythmes du djAlan Aaron

Cuco n’est pas prêt d’oublier la logorrhée obscène de Sally sur la mise en doute de l’épilation intégrale,  sa classification des chattes en terme de quantité de poils ou de non poils / je ne reprendrai pas ici ses exemples / ni non plus sa diatribe sur les femmes fontaine et sa découverte ingénue de l’éjaculation féminine, ni non plus les visages effarés et hilares de Axelle Lavaivre Roch, Chill O et Hélène Salluste quand Sally décrivait par le menu la mécanique orgasmique éjaculatoire à la portée de toutes, comme le dit presque le fameux article du net accompagné d’une vidéo  que Cuco connaissait déjà avant que Sally n’en parle. La version lesbienne des magazines féminins…

Cuco a fait plein d’allers et retours entre la scène et le petit réduit

Plus tard, Cuco a partagé les réflexions éthyliques de Sally sur « entre par effraction » qu’elle a retenu de Who is Cuco ? Cuco se souvient parfaitement de ce moment lors d’une soirée à la Machine du Moulin Rouge, où, affalée sur le plancher du dancefloor, elle l’avait interpellé en criant Cuco ! Cuco ! Tu entres par effraction ! Par effraction ! (rajoutant au passage, Cuco tu as un beau cul !)

/ Et c’est en discutant avec Sally que je me suis rendue compte à quel point Cuco est entré par effraction dans ma propre vie. /

Sally a parlé des émotions que Cuco suscitait dans son environnement, qu’on les voyait, qu’on les nommait, mais qu’en revanche, on ne savait pas ce que Cuco ressentait ni ce qu’il pensait. Cuco a tenté d’expliquer que c’était peut-être une vision partielle, que cette expérience de travestissement n’avait rien à voir avec le masque entendu comme une seconde peau qui cacherait quelque chose de plus vrai. Cuco pense qu’il n’y a rien derrière, ou plutôt rien dedans, le masque n’étant pas un contenant où l’essentiel résiderait dans ce qui est caché

Cuco se tient juste au bord.

Ce masque, et au-delà, cette expérience partagée de travestissement est davantage une expérience de relation et de l’inconnu, encore une fois, partagée – parfois jusqu’au refus du partage – qu’une expérience de dissimulation et de secret.  Et aujourd’hui 13 juin, je reçois une photographie de Elodie Benguettat qui résonne avec ce qui précède, avec Hélène Salluste, les mains de la douceur

Cuco a aimé voir le jour par le petit hublot et écouter du backstage le son des basses résonner. Il a cru, pendant un court temps, qu’on avait largué les amarres et qu’on était en route pour le pays lointain, et qu’il n’y avait pas d’heure pour accoster

« Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J’étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais. »

Assurément son âme de pirate s’est éveillée dans ce bateau ivre. Homme aux semelles de vent, Cuco a arpenté le bateau jusqu’à l’aube comme s’il y avait trouvé un territoire intime, il se sentait heureux en compagnie de cette communauté extatique.

Et c’est  bien l’âme de pirate errant de Cuco que Chill O a saisi dans cette photographie où les cales du bateau ivre ressemblent étrangement au mur d’un squat New-Yorkais

What does it mean, a derive ?

What does it mean « derive » ?

« Like a moon walk /Like a shooting star / We met at Pont des Arts / Suddenly moonlight disappeared / We thought it was a moonlessnight / we walked together / like a shooting star  » Cuco

Roman a proposé à Cuco de venir à Paris le dimanche 28 mai pour qu’ils se rencontrent et faire un film ensemble. Comme il aime bien ce garçon et sa voix, Cuco a dit d’accord, faisons une dérive.

What does a derive mean  ? a demandé Roman.

Cuco a dit rdv au Pont des arts. Roman est arrivé Rive Gauche. Cuco est arrivé Rive droite. Ils ne sont pas arrivés en même temps. Ils ne sont pas arrivés du même côté. Ils se sont retrouvés exactement au milieu.

Troublés de se rencontrer, ils ont regardé le ciel. Il y avait cette nuit là un croissant de lune roux. Ils ont marché vers la rive gauche. Le temps de voir une étoile filante, puis de rebrousser chemin. Elle était si lente et si grande que Cuco s’est demandé si c’était vraiment une étoile filante. Roman a dit que c’était un bon signe. Apparemment il n’a pas fait de vœu.

/ On ne peut pas savoir s’il a fait un vœu, à moins d’être dans un roman avec un narrateur omniscient. Mais dans le roman de Cuco, le narrateur omniscient ne l’est qu’avec Cuco, car le narrateur du roman de Cuco n’est en fait que le prolongement de Cuco. C’est pourquoi c’est une fiction vraie. /

Cuco tout ébloui a oublié de faire un voeu. Peut-on considérer qu’il lui reste encore un vœu à faire ?

Ils ont marché un peu. La lune a disparu. Ils ont trouvé ça bizarre. La nuit était était douce, chaude et mystérieuse. Ils ont traversé les quais puis la cour du Louvre. Roman n’arrêtait pas de parler, d’ailleurs un moment il a dit à Cuco je n’arrête pas de parler. Il a raconté la panne d’électricité lors du concert donné au Festival Art Rock. Cuco a pensé à son texte La Panne, à 4.33 de de John Cage et aux Corps Versus Machine. Cuco ne lui a pas dit à quoi il pensait. D’ailleurs Roman ne lui a pas demandé à quoi il pensait. C’est normal on demande rarement aux gens à quoi ils pensent. Et c’est souvent mieux comme ça. Cuco a aimé la scène qu’il lui a racontée : que quelqu’un déclenche l’alerte incendie, que la coupure de courant soit intégrale et longue, qu’un millier de personne se retrouve dans le noir, qu’ils décident d’improviser un solo batterie, et qu’ils reprennent le concert 20 minutes plus tard.

Roman voulait boire et emporter un truc, le problème, c’est que dans les quartiers chics il n’y a pas d’épicerie. A chaque fois qu’ils s’approchèrent d’un café, les serveurs s’empressaient de dire, désolée, on ferme dans 5 minutes. La troisième fois, en face de la Comédie française, ils ont dit c’est pas grave, 5 minutes ça ira. Un japonais dans une voiture a ralenti puis s’est arrêté juste devant eux. Il a regardé Cuco avec insistance tout en ouvrant une porte automatique qui se levait comme un aileron. Ils ont beaucoup ri et à ce moment là Roman a dit je sens qu’on va bien s’amuser ensemble. Ils sont partis vers la Seine. Roman a commencé à filmer. Cuco a aperçu deux touristes qui sortaient de la Pyramide, ils avaient ouvert les barrières et s’étaient glissés dans la cour. Cuco s’est engouffré à son tour et a marché seul jusqu’aux fontaines de la Pyramide.

Comme dans un labyrinthe à ciel ouvert, il marchait au milieu des parterres d’eau, et s’est laissé aspiré par la transparence hallucinée de la Pyramide. Il marchait doucement, comme dans un rêve, sans personne à l’horizon. Roman restait loin, Cuco le regardait de temps en temps, puis il l’entendit parler, il se retourna, aperçu un gardien qui leur demanda de sortir. Cuco expliqua sérieusement au gardien que des touristes avaient ouvert la barrière avant eux. Le gardien n’osait pas regarder Cuco dans les yeux. Et pendant ce temps, Roman continuait de filmer. Cuco partit en direction de la Seine, les voitures ralentissaient en le voyant marcher. Ils s’assirent sur un banc sur les Quaies François Mitterrand avant de descendre sur les berges et de rejoindre le port des tuileries, marchèrent un long moment, jusqu’au Pont Alexandre III, sur le chemin, ils croisèrent des groupes qui interpellaient Cuco. Pourquoi tu es masqué ? demanda un garçon, ils jouaient de la guitare. Cuco s’est arrêté, Roman a déclenché rapidement la reprise, il filmait, et de temps en temps, il s’arrêtait et ils parlaient tous les deux. Ils s’entendaient bien. Cuco avec son mauvais anglais et Roman avec son français un peu approximatif, ça donnait de la douceur balbutiante à leurs échanges. Ils passèrent sous un pont, regardèrent des gens danser dans une péniche, Roman rêva d’y aller, il cherchait des lumières froides. Ils passèrent devant un SDF emmitoufflé dans un sac de couchage, il dormait, avec à ses côtés un petit poste de radio allumé d’où sortait une musique pop, entraînante, ce qui rendait sa solitude encore plus implacable. Plus loin il voulut le filmer contre le mur de la berge sous la lumière d’un lampadaire.

Arrivés devant le Show Case, ils hésitèrent à entrer, Cuco avait bien envie de déambuler dans cette vaste architecture aux grandes arcades éclairées par la lumière froide des néons, mais une femme les découragea en disant que l’atmosphère était lugubre à l’intérieur. Sans doute elle avait envie de rentrer tôt chez elle. Ils montèrent les escaliers, Roman héla le premier taxi qui passait, et proposa à Cuco de monter devant à côté du chauffeur, lequel bizarrement accepta. Direction Chez Moune. Ils partirent tous trois dans Paris pour une étrange course. Le chauffeur fixait Cuco avec insistance et lui demanda s’il allait à une soirée habillé comme ça. Cuco répondit non pas particulièrement. Le chauffeur demanda s’il sortait souvent comme ça. Cuco lui dit qu’il s’appelait Cuco et que oui, il sortait souvent comme ça, sans raison particulière. Cuco ajouta que c’était agréable qu’il n’aie pas eu tout de suite peur et lui expliqua que c’était interdit en France de sortir sur la place publique masqué, depuis cette loi islamophobe sortie sous Sarkozy il y a deux ans. Le chauffeur de taxi lui posa encore des questions. Cuco répondait doucement et regardait par la fenêtre. Roman filmait de derrière. Le chauffeur l’interpella. Et vous ? Vous vous connaissez depuis longtemps ? Roman lui dit que non que c’était seulement la deuxième fois qu’on se voyait. Que d’ailleurs il était content d’entendre ces questions et les réponses car il ne savait rien de tout cela.

Quand ils arrivèrent chez Moune, ils avaient l’impression d’avoir vécu ensemble une longue nuit. Roman le filma sur le petit dancefloor. Pierre Wax était aux commandes. Guido Minisky dans les parages. C’était la Pentecôte party de chez Moune.

A un moment, Cuco reconnu un air de Jean Sebastien Bach et dansa. Roman filma et décida d’arrêter là, pour cette première fois. Ivres et heureux, ils dansèrent sur ce petit dancefloor en damier, là où moins de deux mois avant ils s’étaient rencontrés.

What does it mean, a derive ? demanda Roman

C’est ce que nous avons fait ensemble cette nuit répondit Cuco

Cuco aurait pu ajouter, en guise d’explication, comme le réalisateur Kramer « J’ai été amené à croire qu’il était moins intéressant de raconter quelque chose à quelqu’un que de créer un espace où l’expérience puisse se partager ». Voici le film de Roman avec sa musique.

..https://vimeo.com/52860745

Cuco est illégal dans l’espace public

Cuco est illégal / Cuco is illegal
As said Diamanda Galas, « I’m only an artist, should have been an underground fighter », Cuco feel himself more like an underground fighter, very sweet, than an artist
Cuco sait depuis toujours qu’il est illégal en vertu de l’article I de la loi du 11 octobre 2010
Cuco a choisi et rechoisit l’illégalité à chaque fois qu’il sort
Cuco découvre qu’il est susceptible de payer une amende de 150 euros et surtout d’être dans l’obligation d’effectuer un stage de citoyenneté
Cuco se demande en quoi consiste ce stage de citoyenneté
JORF n°0237 du 12 octobre 2010 page 18344
texte n° 1LOI
LOI n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public (1)NOR: JUSX1011390L

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Vu la décision du Conseil constitutionnel n° 2010-613 DC du 7 octobre 2010 ;
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1 

Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage.

I. ― Pour l’application de l’article 1er, l’espace public est constitué des voies publiques ainsi que des lieux ouverts au public ou affectés à un service public.
II. ― L’interdiction prévue à l’article 1er ne s’applique pas si la tenue est prescrite ou autorisée par des dispositions législatives ou réglementaires, si elle est justifiée par des raisons de santé ou des motifs professionnels, ou si elle s’inscrit dans le cadre de pratiques sportives, de fêtes ou de manifestations artistiques ou traditionnelles.

La méconnaissance de l’interdiction édictée à l’article 1er est punie de l’amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe.
L’obligation d’accomplir le stage de citoyenneté mentionné au 8° de l’article 131-16 du code pénal peut être prononcée en même temps ou à la place de la peine d’amende.

Après la section 1 bis du chapitre V du titre II du livre II du code pénal, il est inséré une section 1 ter ainsi rédigée :
« Section 1 ter
« De la dissimulation forcée du visage
« Art. 225-4-10.-Le fait pour toute personne d’imposer à une ou plusieurs autres personnes de dissimuler leur visage par menace, violence, contrainte, abus d’autorité ou abus de pouvoir, en raison de leur sexe, est puni d’un an d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.
« Lorsque le fait est commis au préjudice d’un mineur, les peines sont portées à deux ans d’emprisonnement et à 60 000 € d’amende. »

Les articles 1er à 3 entrent en vigueur à l’expiration d’un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi.

La présente loi s’applique sur l’ensemble du territoire de la République.

Le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’application de la présente loi dix-huit mois après sa promulgation. Ce rapport dresse un bilan de la mise en œuvre de la présente loi, des mesures d’accompagnement élaborées par les pouvoirs publics et des difficultés rencontrées.
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Paris, le 11 octobre 2010.

Nicolas Sarkozy

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,

François Fillon

La ministre d’Etat, garde des sceaux,

ministre de la justice et des libertés,

Michèle Alliot-Marie

(1) Loi n° 2010-1192. ― Travaux préparatoires : Assemblée nationale : Projet de loi n° 2520 ; Rapport de M. Jean-Paul Garraud, au nom de la commission des lois, n° 2648 ; Rapport d’information de Mme Bérengère Poletti, au nom de la délégation aux droits des femmes, n° 2646 ; Discussion les 6 et 7 juillet 2010 et adoption le 13 juillet 2010 (TA n° 524). Sénat : Projet de loi adopté par l’Assemblée nationale, n° 675 (2009-2010) ; Rapport de M. François-Noël Buffet, au nom de la commission des lois, n° 699 (2009-2010) ; Rapport d’information de Mme Christiane Hummel, au nom de la délégation aux droits des femmes, n° 698 (2009-2010) ; Texte de la commission, n° 700 (2009-2010) ; Discussion et adoption le 14 septembre 2010 (TA n° 161, 2009-2010). ― Conseil constitutionnel : Décision n° 2010-613 DC du 7 octobre 2010 publiée au Journal officiel de ce jour.


Cântă cucu-n vârf de nuc / Cuckoo’s singing II

Cuco est heureux de découvrir que son nom, comme le chant de son animal fétiche font l’objet d’un chant sacré roumain. Fonction magique de certains sons. Imprécation pour vaincre la mort.

Cuco is happy to discover this cuckoo’s singing

« Cântă cucu-n vârf de nuc » performed by Sofia Vicoveanca (vocal) and Silvestru Lungoci (shepherd’s pipe / « caval »). Romanian traditional lament (« bocet » – a curse against death) from Moldova, Bucovina area.

Pourvu qu’on ait l’ivresse

Cuco a le coeur qui chante aujourd’hui

Oui c’est le printemps et on entend parfois le chant du coucou

Cuco est encore animé de l’esprit de la Corps Vs Machine

Cuco est en corps animé de l’accord et l’accord dit encore

Cuco décrète que Corps Vs Machine n’est pas une soirée mais un état d’esprit

Cuco invente ici et maintenant un nouveau label : L’Esprit Corps Vs Machine

Cuco en tant qu’animal machine vit logiquement en corps et en esprit post machinique

Cuco se dit que si la soirée d’hier avait un titre ce serait Pourvu qu’on ait l’ivresse

Cuco sait que ce titre existe déjà mais en tant que pirate il s’autorise toutes les reprises car si, comme dirait Brigitte, la propriété c’est du vol, la reprise n’est que justice rendue

Cuco a aimé arriver en pleine nuit sur la place de la Villette et s’arrêter devant la fontaine aux lions

Cuco aurait voulu s’attarder plus longuement avec les lions mais il était déjà très tard

Cuco est entré dans ce grand espace au joli sol pavé et s’est réjoui de voir AZF aux commandes

Cuco a rencontré tout de suite Chill O

Cuco a allumé une cigarette pour la fumer avec Chill O

Cuco s’est fait virer par le gardien qui lui a dit d’aller fumer dehors

Cuco est allé dehors avec Chill O et s’est fait tanner par un fétichiste ivre qui voulait se jeter sur lui

Cuco ignorait il y a encore très peu de temps qu’il existait des fétichistes du latex

Cuco a échappé au fétichiste ivre grâce à l’intervention calme et résolue de Chill O

Cuco s’est fait entraîner dans le backstage

Cuco a aimé l’atmosphère virevoltante devant lui et à côté de lui

Cuco a senti la joie autour de lui

Cuco s’est fait entraîner sur la scène

Cuco s’est pris les pieds dans une enceinte

Cuco s’est inventé un petit podium, juste à côté de la scène et juste derrière l’enceinte

Cuco a aimé retrouver la garde rapprochée de Corps Vs Machine

Cuco a aimé danser avec Delphine Hermès, avec Mila Aragon, avec Jasmin de Nimbocatin, avec Caroline de Bonton, et plus que tout avec Marie Million à cause de sa belle veste uniforme rouge

Cuco a aimé regarder Léonie Pernet derrière les machines

Cuco aime la concentration sérieuse, la nonchalance, et le détachement qu’a Léonie Pernet derrière les machines

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Cuco pense au portrait de Frida Kahlo accroché au cou de Mila et se demande s’il a rêvé

Cuco est né au Mexique alors il se demande pourquoi Mila lui a mal parlé du Mexique

Cuco pense au portrait de la belle Frida au cou de la belle Mila à la robe jaune qui n’aime pas le Mexique et préfère le Brésil

Cuco se dit que tout ça est incohérent et se demande s’il n’a pas rêvé

Corps Vs Machine à La Villette Enchantée, Cuco Cuca et Mila Aragon, Chill O

Cuco a aimé être là quand les lumières se sont rallumées

Cuco a aimé être là quand les lumières se sont rallumées et découvrir le visage radieux d’azf regardant le dernier mix qui mettait le feu sur le dancefloor

Cuco a aimé être là quand les les lumières se sont rallumées et voir la belle chemise verte de Chloé Ditto

Cuco aurait aimé danser encore jusqu’à ce que le jour se lève et efface les lumières artificielles